L’Inde aux mille spiritualités

Partout, la religion

En Inde, la religion est omniprésente, et structure tout, de la vie sociale à l’organisation de la ville. Pourtant, même si l’hindouisme est majoritaire, les communautés religieuses semblent se respecter et vivre en paix. Entre les chauffeurs sikhs, les églises chrétiennes, les écoliers juifs, les rites hindous ou les appels à la prière du muezzin, la ville indienne est une ville de croyants, qui vivent les uns avec les autres. Pour ajouter à cette diversité, suivant les régions, castes et ethnies, les dieux qui sont célébrés et respectés varient. Christophe Plais, de Terra Indica nous expliquait que l’éducation des enfants est indissociable de celle d’une religion quelle qu’elle soit. Partout où nous allons, les indiens portent fréquemment des marques de couleur sur le front ou des bracelets écartant les mauvais esprits. Il faut savoir que si les dieux sont à peu près les mêmes dans l’hindouisme, les légendes qu’on raconte à leur propos varient énormément selon les régions. Il faut comprendre par là que le plus important n’est pas forcément de s’attacher aux détails ou de chercher la vérité absolue mais simplement de croire et de faire acte de dévotion. Ainsi on trouve des petits temples à tous les coins de rue, peut-être en plus grand nombre encore dans les petits villages. Gandhi

“I am a Hindu, a Muslim, a Christian, a Buddhist, a Jew” Mahatma Gandhi Sculpture dans les jardins de l’ashram de Fireflies

 

 

 

 

Dans un temple hindou

Les temples hindous sont assez semblables entre eux: l’extérieur est riche en couleurs, peuplé de sculptures, avec un toit en pyramide carrée. On sourit quelque fois devant les apparences un peu surchargées de l’ensemble, voire carrément kitch, mais cette célébration expansive montre surtout la dévotion des hindous. Cela n’en reste pas moins magnifique et il est difficile de passer devant sans sortir d’appareil photo. Hindu Temple Objects

Offrandes diverses sur un autel (bougies avec ghee, poudres rouge et blanche pour les bénédictions,..)

 

 

 

L’intérieur est souvent beaucoup plus épuré, allant jusqu’à un simple autel ou une statue avec des bougies pour les temples plus petits. Les sculptures sont réalisées dans des quartiers d’artisans renommés dans toute l’Inde, comme nous avons pu en voir a Calcutta et a Mahabalipuram. Les statues de Calcutta sont faites de paille recouverte de terre cuite alors que les artisans de Mahabalipuram travaillent la pierre. Nous avons été surpris par le nombre de fidèles qui se pressent à toute heure devant les statues des dieux. IMG_2922

Charles, béni par l’éléphant du Temple de Pondicherry

Certains s’agenouillent en joignant les mains, d’autres se jettent à plat ventre en prononçant des supplications; chacun prie à sa façon. Nous avons même eu la chance de croiser un éléphant bénissant les fidèles à l’entrée du temple, moyennant une offrande en roupies sonnantes et trébuchantes! Les obligations récurrentes sont d’être pieds nus, sans caméra ni appareil électronique sur soi; on nous a même confisqué un stylo. La plupart des sanctuaires dans les temples sont interdits aux non hindous et certains temples tout entiers leur sont même strictement réservés, comme le Golden Temple de Varanasi. On peut trouver cela étrange étant donnée la tolérance de l’hindouisme envers les autres religions, mais on comprend aisément que les méditations puissent être gênées par des touristes bruyants.

Sri Meenakshi, cité-temple au coeur de Madurai

Le Sri Meenakshi, l’incroyable temple de Madurai nous a tous émerveillé. Avec ses 11 tours faites de sculptures de divinités de toutes les couleurs, c’est sans doute l’un des plus beaux d’Inde du Sud. Le point de vue du bassin intérieur (bassin du lotus d’or) nous a plongés dans un état de transe. Nous avons pu voir dans ce temple une cérémonie où une statue était recouverte de ghee (beurre clarifié). Il parait que l’on peut aussi les couvrir de cendres. Nous n’avons retenu que quelques noms de divinités comme Shiva, Vishnu, Ganesh ou encore . Declinées en sculptures sous des tas de formes, souvent des animaux (Ganesh lui même est un éléphant -plutôt enveloppé d’ailleurs-), elles sont parfois recouvertes de vêtements que des prêtres changent régulièrement. Sri Meenakshi

Quatre des onze tours du Temple de Sri Meenakshi, Madurai

More Than Charity: Anshu Gupta’s Win-Win Deal against Poverty

A popular saying in India goes: Roti Kapada aur Makaan—Food, Clothes and Shelter, describing the three essential needs of a human being. In Western societies, clothes are often taken for granted in this trilogy, but the struggle for Kapada remains a reality people on the streets must face in India. Businessman Anshu Gupta was shocked by the story of Bano, a young Indian girl. With many people dying of cold on the Delhi streets during the winter, Bano stayed warm by sleeping against the bodies of the dead that her father collected for the Indian government. Gupta left his job and founded GOONJ, an NGO that provides clothes to underserved people, who are asked in exchange to contribute to a communal construction project.

Help us support Anshu Gupta and GOONJ.

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Plus loin que l’humanitaire: la double victoire d’Anshu Gupta contre la pauvreté

Il y a un dicton Indien qui reste très populaire: Roti Kapada aur Makaan—Nourriture, Vêtements et Abri. En résumé, les trois besoins essentiels d’un être humain. Dans la société occidentale, on oublie trop souvent les vêtements dans cette trilogie, alors qu’en Inde, la lutte pour se procurer des Kapada demeure une réalité pour les gens qui vivent dans la rue. L’homme d’affaires Anshu Gupta a été profondément choqué par l’histoire de Bano, une jeune fille Indienne: afin de se réfugier du froid hivernal, Bano dormait contre les cadavres que son père collectait pour le gouvernement Indien dans les rues de Delhi. Gupta décida alors de fonder GOONJ, une ONG qui donne des vêtements à ceux qui n’en ont pas, en échange de leur participation à des projets de construction communautaire.
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